Anticorrosion
ACROPOSE met en œuvre principalement trois techniques pour protéger l’acier contre la rouille. Toutes sont à base de zinc, mais elles n’ont pas toutes les mêmes caractéristiques ni les mêmes finalités.
PRIMAIRE POUDRE RICHE EN ZINC (PPRZ)
Le PPRZ est la solution anticorrosion la plus répandue dans l’univers des produits en acier thermolaqués pour l’extérieur. Cette méthode consiste, après traitement de surface préalable (sablage), à appliquer au pistolet électrostatique une couche de primaire poudre époxy chargé en zinc (> 80 %). La pièce est ensuite mise en étuve sèche pendant quelques minutes à une température variant entre 140°C et 180°C. La poudre primaire gélifie sur une épaisseur de 50 µ. C’est sur ce gel qu’est par la suite projetée la couche de finition (poudre polyester). Lors d’un deuxième passage en étuve de quelques dizaines de minutes à 190°C, les deux couches polymérisent ensemble pour former une barrière imperméable.
Cette méthode offre de nombreux avantages :
Rendu de surface « tendu » de très belle qualité
Mise en œuvre assez légère qui minimise les coûts
Rejets de gaz et de déchets ultimes très limités
Bilan carbone plus réduit que les autres méthodes
Cependant, l'utilisation d'un pistolet pour l'application du PPRZ ne permet pas d'accéder à certaines parties étroites de certains produits. Dans le cadre de sa politique de gestion de l'environnement, ACROPOSE privilégie et préconise, en standard, la protection anticorrosion PPRZ, particulièrement adaptée à l'univers urbain européen.
METALLISATION
Egalement fondée sur les propriétés protectrices du zinc vis-à-vis de l'oxygène, la métallisation à chaud consiste en une projection de zinc en fusion sur la pièce qui devient physiquement un produit en zinc à âme acier.
L'application, très précise et maîtrisée, autorise une assez faible épaisseur de la couche de zinc (40 µ)
Elle offre une régularité parfaite et un rendu de surface très qualitatif
C'est une protection renforcée par rapport au PPRZ
Cependant, la métallisation présente aussi des contraintes :
Coût relativement élevé
Impossibilité d'atteindre les parties creuses et étroites
Cette technique est recommandée par ACROPOSE pour des produits non creux exposés à des atmosphères très agressives.
GALVANISATION
C'est la méthode anticorrosion la plus connue, mais aussi la plus contraignante. Elle consiste, après un traitement de surface préalable, en un trempage des pièces à protéger dans un bain de zinc en fusion.
C'est une méthode performante pour la protection des produits de toutes natures et de toutes formes exposés aux conditions les plus agressives (équipements routiers, installations maritimes et portuaires, infrastructures de sports d'hivers).
Cependant, la galvanisation peut présenter des imperfections de rendu et engendre parfois des défauts de finition :
Défaut d'aspect et irrégularités des surfaces
Risque de moirage du thermolaquage
Nécessité de laisser des trous dans les pièces creuses pour l'évacuation des gaz
Variations d'épaisseur de la couche de zinc d'un point à un autre
Soudures « bouillies » cloquées sous la chaleur du bain
Déformation de certaines pièces due à la température des bains
ACROPOSE réserve donc la galvanisation aux demandes spécifiques des clients ou aux produits destinés aux sites extrêmement exposés aux brouillards salins et à l'humidité comme les bords de mer ou les zones particulièrement enneigées l'hiver (usage régulier de sel).
Par ailleurs, ACROPOSE galvanise systématiquement tous les composants de ses produits qui par nature sont exposés à des conditions d'humidité fortes tels que bacs intérieurs et structures des bacs d'orangerie, cadres de grilles d'arbre, fourreaux d'amovibilité de potelets et bornes, bacs intérieurs des corbeilles, etc.
ACIER INOXYDABLE ET CORROSION
L’adjonction de métaux comme le nickel ou le molybdène à l’acier le transforme en acier inoxydable. Sa résistance à la corrosion est évaluée par le grade de l’inox, lié à la concentration en molybdène. L’inox 304L (inox courant 18/10) est le plus couramment utilisé en construction car résistant non seulement à l’oxydation, mais aussi à la chaleur. L’inox 316L (inox marine), plus chargé en molybdène, résiste mieux à la corrosion, en particulier dans les atmosphères salines. Il est donc conseillé pour les bords de mer. Dans certaines conditions (chocs, pollution…) l’inox peut se ternir, se tâcher, se décolorer et même rouiller. C’est un matériau cher dont l’usage doit donc être raisonné.